La France a enfin décidé de définir une stratégie globale à propos de la mer aussi bien pour la métropole que pour ses territoires ultra-marins.
Le processus mis en place au Grenelle de la mer a fonctionné. Les acteurs de cinq collèges aux intérêts divergents ont discuté âprement et ont ouvert de nombreux chantiers sur:
* La notion d'espèces menacées et l'avenir du métier de marin pêcheur * La lutte contre les pavillons de complaisance qui bafouent les règles de l'OIT. * La mise en route d'une filière verte de constructions, déconstructions des navires. * La nécessité de revaloriser les métiers marins. * Les efforts considérables à faire sur la connaissance scientifique de la mer.
Sur tous ces points, un consensus s'est dégagé. La France, second domaine maritime après les USA, peut prendre des initiatives en direction de l'Organisation maritime internationale (OMI). Elle doit cependant s'appuyer sur l'Europe pour lutter contre les pollutions, les entraves aux droits sociaux des marins tout en respectant l'environnement et en luttant contre le réchauffement climatique.
La CFDT restera attentive et exigeante sur tous les prolongements législatifs ou règlementaires du Grenelle de la Mer afin qu'ils soient fidèles aux orientations prises.